«Nous empruntons la Terre aux générations futures, et c’est la responsabilité des adultes de s’assurer que nous leur leguerons un monde intact.»
Ainsi s’exprimait Le professeur Wangari Maathai en 2005 au Japon.
Wangari Muta Maathai, prix Nobel de la paix 2004, est une femme politique Kenyane qui s’est investie dans la chasse au gaspillage des ressources naturelles de la Terre. En pratique, ce concept s’appuie sur le principe de l’utilisation minimum des ressources naturelles, de leur utilisation la plus utile possible, de leur réutisation au delà de leur usage initial, et de leur recyclage en fin de vie.
C’est dans ce concept que l’on retrouve la notion des 3R, mais Mottainai introduit une nouvelle valeur : l’éthiquement défendable. Et cette valeur d’objet, ou d’emballage, ou de gadget éthiquement défendable apporte une notion qui permet de boucler la boucle avec le principe de RSE. Si l’on applique le Mottainai au principe de RSE, cela implique qu’on ne peut sciemment mettre en circulation des solutions qui puissent d’un côté améliorer quelque chose, et d’autre part nuire à autre chose.
www.mottainai.info/english/what.html
La responsabilité environnementale des entreprises
1- Les travaux du Grenelle de l’Environnement ont proposé un engagement des entreprises françaises inscrit dans une démarche environnementale internationale appelée 3R pour «Reduce, Re-use, Recycle». (http://fr.wikipedia.org/wiki/Trois_R) Cette démarche est défendue en France par des acteurs en faveur de l’environnement, comme notamment Les Amis de la Terre. Elle est aussi reprise dans le secteur énergétique par exemple, par l’associattion Negawatt. Cette démarche ne va pas vers un principe de décroissance, qui fait tant peur aux libéraux, mais vers l’opportunité de nouvelles sources de profit dans les phases de réutilisation et de recyclage. Certains spécialistes de l’environnement considèrent que ce principe ne peut être complet sans une phase de valorisation du produit en fin de vie. Cependant, l’objectif est que le produit soit suffisamment pérenne pour que sa vie sous sa forme initiale, puis en réutilisation, soit suffisament longue, et que les matériaux qui le composent soient recyclables à 100%. Ainsi, il n’y a pas de besoin de valorisation, et il n’y a pas de déchet résiduel. Les entreprises ont été invitées par le Grenelle à appliquer ce principe à l’ensemble de leurs activités, tant pour agir sur les volumes de ressources, sur l’énergie, que sur les matériaux employés.
2- L’objectif de la Directive 2004/35/CE du parlement européen du 21 avril 2004 sur la responsabilité environnementale en ce qui concerne la prévention et la réparation des dommages environnementaux sert à « établir un cadre de responsabilité environnementale fondé sur le principe du « pollueur-payeur », en vue de prévenir et de réparer les dommages environnementaux ». Ceci s’applique jusque là aux pollutions environnementales visibles telles que marées noires, dégazement sauvages, pollution des rivières, décharges illégales, etc. Mais le principe de cette directive est destiné, à terme, à être transcrit dans la loi pour s’appliquer à toute atteinte à l’environnement intentionnelle, notamment en ce qui concerne les emballages et sur-emballages abusifs.
Chers amis industriels, vous devez dès maintenant penser à devenir vertueux !
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