Christophe Lemaire

|

graphic designer

"Le prix s'oublie, la qualité reste !"

Quelle différence entre un freelance, une entreprise et un salarié ?

Comme n'importe quelle entreprise, le freelance supporte à sa charge le coût de :
• ses cotisations sociales,
• sa retraite,
• ses assurances,
• sa formation,
• sa médecine professionnelle
• tous les frais professionnels liés à l'exercice de son métier, à savoir l'achat ou la location du matériel, des licences de logiciels, les coûts liés à son local professionnel, le mobilier, électricité, le gaz, le téléphone, le fax, la connexion Internet, les transports, son véhicule et ses déplacements, les taxes...

Il doit gèrer également lui-même :
• les démarches administratives imposées par son statut,
• la comptabilité de son activité,
• la veille technologique...

Dans une entreprise toutes ces cotisations, charges, démarches et compétences nécessaires existent aussi, et font partie du coût direct et indirect d'un employé, même si elles n'apparaissent pas sur sa fiche de paye. Un employé et son entretien coûtent donc beaucoup plus cher à son entreprise que le seul salaire (en général c’est autour du double si on compte l'ensemble des charges et taxes patronnales).
C’est pourquoi on ne peut pas comparer le tarif d'un freelance, qui englobe toutes ces charges, au salaire d'un employé, qui ne représente qu'une petite partie de son coût réel.
Le tarif d'un freelance doit être comparé à celui d'une entreprise - d'une agence de communication par exemple - car leurs frais de fonctionnement sont assez proches.

Une juste rémunération

Les tarifs que je demande sont des tarifs normaux pour un graphiste implanté à Paris, à savoir de 350 à 750 € par jour en fonction de la mission qui m'est confiée. Les frais de déplacement et de réunions sont en supplément.
Ces tarifs n'ont bien sûr rien à voir avec les étudiants encore hébergés chez papamaman qui n'ont pas de frais, ni avec les bureaux de fabrication (qui ne font pas mon métier) qui délocalisent tout à Madagascar, en Tunisie ou en Roumanie.

Payer le prix que je demande, c'est aussi avoir un service plannifié, une disponibilité, une garantie de résultat ; cette sécurité a un prix.

Ne prenez pas exemple sur eux

Les offres de marché (et les appels d'offres publics) proposés par les collectivités locales ou territoriale sont de plus en plus souvent inacceptables. Ces commanditaires publics doivent prendre en compte les réalités de la création graphique et offrir une rémunération conforme au temps passé pour répondre à leurs exigences. Les droits d'auteur ne peuvent être cédés sans compensation financière, or ces organismes nous demandent très souvent de le faire. De plus se sont des marchés sans aucune sécurité, ni aucune pérénnité. Et souvent avec des délais de paiement beaucoup trop long.

Tous ces paramètres ont amené la profession à être de plus en plus vigilante avec ces donneurs d'ordre, au point qu'il existe maintenant des listes noires des appels d'offres inacceptables.

Exemple de ce qui devrait être proposé : les appels d'offres doivent être dédommagés - en cas de refus du projet par le client - au minimum à un tarif équivalent à 50% du "prix pour une création acceptée", tous droits réservés.

Travail en délégation dans une agence

Que ce soit pour une mission ponctuelle de quelques heures, ou pour plusieurs semaines, le tarif "dans vos murs" comprend une surcharge de 50% du prix "à mon bureau", plus une prise en charge par vos services des frais de déplacement sur justificatif (transport en commun, taxi ou véhicule de location). Le minimum de facturation est de une journée. Les factures sont émises hebdomadairement et payables à réception. Les créations originales créés par moi chez vous restent ma propriété intellectuelle, leurs droits n'étant cédés que pour une utilisation pré-définie. Toute utilisation dérivée d'une création sera rémunérée en supplément, même si elle n'engendre aucune surcharge de travail.

 
© 2010 www.lemaire-design.fr